Clinique du Libournais

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Clinique Bordeaux Tondu

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Luxation épaule

LES SYMPTÔMES

L’articulation de l’épaule est la plus mobile du corps humain

Elle est aussi la plus instable, elle peut « se déboiter ».

Si elle se deboite totalement c’est une luxation, il y a une perte de contact des surfaces articulaires. Elle est secondaire à un traumatisme violent. L’épaule est très douloureuse, elle est déformée et la mobilisation est impossible.

Il faut la remettre en place en urgence par des manœuvres spécifiques qui peuvent se faire immédiatement apres l’accident « à chaud » ou secondairement, dans un service d’urgence par un médecin, sous anesthesie legere.

Si la luxation est incomplète, elle peut se remettre en place spontanement, il s’agit d’une subluxation.

L’instabilite de l’épaule peut aussi se manifester par de simples douleurs ou des « dérangements articulaires » ( sensations de ressauts , de blocages , de craquements)
Il s’agit alors d’une epaule douloureuse et instable.

Dans la plupart des cas, l’instabilité est antérieure ; l’humérus passe en avant de l’omoplate.

POURQUOI DES RÉCIDIVES ?

Il existe aucune stabilité osseuse

D’un cote, l’omoplate est une petite surface plate (la glene), et de l’autre , l’humerus forme une grosse boule ronde

La stabilité de l’épaule est assurée par plusieurs structures anatomiques :

  • le labrum qui est une sorte de petit boudin qui se fixe sur l’omoplate et qui se comporte comme une sorte de joint
  • la capsule articulaire est une enveloppe qui entoure l’articulation
  • les ligaments gleno humeraux renforcent la capsule
  • les   muscles de la coiffe des rotateurs participent grandement, par leur force et leur tonus à la stabilité dynamique de l’épaule

 

Chaque épisode d’instabilité entraine des lésions :
– Osseuses : fracture ou usure du bord antérieur de la glène ou de la face postérieur de l’humérus

– Capsulo-ligamentaires : desinsertion du labrum glénoïdien, déchirure ou distention de la capsule articulaire et des ligaments gléno-huméraux 

– Tendineuses : rupture des tendons de la coiffe des rotateurs (plus rares)

Lorsque l’épaule se remet en bonne position apres une luxation, la labrum ne cicatrise pas au bon endroit , les ligaments et la capsule restent laches et distendus

Ces anomalies persistantes favorisent la recidive des luxations ou entrainent une instabilité

Des facteurs aggravent le risque de recidives et d’instabilite :

  • l’age : plus on est jeune, plus le risque augmente (90% avant 16 ans !)
  • le type de sport pratique : sports de contact ( rugby , judo)   , de lancer ( basket , hand, volley….)
  • une hyperlaxite

La récidive complique 25 à 90% des luxations

QUE FAIRE ?

PRÉVENIR : 
Pour prévenir ces récidives, il est important d’immobiliser l’épaule pour que les ligaments cicatrisent, et de rééduquer pour renforcer les muscles qui pourront pallier la « faiblesse » des ligaments. De même il est envisageable d’effectuer un traitement chirurgical arthroscopique préventif d’une première luxation afin d’éviter les récidives. Cette façon de procéder a prouvé son efficacité mais doit être proposée à des cas très particuliers où l’instabilité affecte des patients jeunes, sportifs de haut niveau ou exerçant une activité professionnelle ou sportive à haut risque.

QUE FAIRE ?

TRAITER : butée coracoïdienne ou intervention de Latarget

En présence d’une instabilité récidivante antérieure et quelle qu’en soit la forme le traitement définitif est chirurgical. Nous disposons de deux types d’interventions.

Cette intervention est la plus ancienne et la plus fiable. Cette intervention nécessite une voie d’abord de 5 à 7 cm à la face antérieure de l’épaule. On réalise une greffe osseuse ( = la butée) fixée en avant de l’articulation de l’épaule. Sur cette butée s’insèrent des muscles qui vont se tendre devant l’articulation lors des mouvements susceptibles de provoquer des luxations. Ainsi, avec cette technique le taux d’échec (=récidive de luxation malgré l’intervention) est très faible (< 1%), les résultats sont très bons dans 75% des cas et les patients sont satisfaits dans 95% des cas. Mais des complications peuvent survenir, dont certaines sont communes à toutes les interventions chirurgicales ( échecs, algodystrophies, douleurs résiduelles, raideur de l’épaule, infections…), et d’autres sont plus spécifiques de cette intervention (absence de fusion de la butée, fracture de la butée, démontage). Une hospitalisation de 2 à 3 jours est préférable, aucune immobilisation est nécessaire, la rééducation est débutée immédiatement. La plupart des activités quotidiennes sont possibles au bout d’un mois et les activités sportives sont progressivement reprises à partir du troisième mois.

BUTÉE CORACOÏDIENNE : PRINCIPE TECHNIQUE

QUE FAIRE ?

TRAITER : L’intervention de Bankart sous arthrosocopie 

L’intervention de Bankart dont le but est de retendre et de refixer les différents éléments ( ligaments, bourrelet glénoïdien) qui ont été arrachés lors de la luxation. Cette intervention se fait maintenant sous arthroscopie (chirurgie assistée par vidéo). Il n’existe plus de grande cicatrice mais seulement 2 ou 3 points d’entrées. L’articulation de l’épaule n’est pas ouverte et l’ensemble des muscles autour de l’articulation reste intact. Une hospitalisation de 24 heures est préférable. Une immobilisation coude au corps de quatre semaines est par contre indispensable pour permettre aux ligaments et au bourrelet glénoïdien de cicatriser et d’acquérir une résistance propre. Passé ce délai, la rééducation est entreprise de façon intensive pour récupérer des mobilités normales (il faut un mois environ) et renforcer les muscles. La reprise progressive du sport se fera à partir du quatrième mois. Les résultats sont excellents et bons dans 83% des cas. Les complications de ce type d’intervention existent (infections, mobilités réduites, algodystrophie, démontage ) mais elles sont très rares. Le principal inconvénient de cette technique est le risque de récidive des luxations qui atteint 10 à 15%. Ce taux est en constante diminution avec le progrès des techniques et la meilleure sélection des patients. Nous proposons cette intervention dans des cas précis pour lesquels nous savons que le taux de récidives sera plus faible.

QUE FAIRE ?

TRAITER : butée coracoïdienne ou intervention de Latarget sous arthroscopie 
nous réalisons la butée coracoïdienne sous arthroscopie. Cela nous permet de cumuler les avantages des deux  interventions dont nous  disposions. L’intervention reste très fiable et en utilisant la vidéo, nous sommes moins traumatisant et la récupération est plus rapide.

QUAND OPÉRER ? Dès que les luxations entraînent un handicap fonctionnel

Syndrôme douloureux permanent

Appréhension

Récidives rapprochées