Clinique du Libournais

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Clinique Bordeaux Tondu

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Compression du nerf cubital au coude

INTRODUCTION

Le nerf ulnaire ( ou cubital ) est un des 3 nerfs ( avec les nerfs médian et radial ) qui donnent la sensibilité et la motricité de la main.

Il existe deux sites de souffrance de ce nerf: le coude et le poignet.

Le nerf peut être comprimé lors de son passage en  dedans du  coude par des muscles ou des tissus inflammatoires qui se sont épaissis.  A ce niveau le nerf, qui doit rester mobile lors des mouvements de flexion – extension du coude, est alors bloqué. Il se crée des phénomènes de traction et de cisaillements qui pertubent son fonctionnement.

SIGNES CLINIQUES DU SYNDROME DU TUNNEL CUBITAL

Les lesions du  nerf cubital perturbent  son fonctionnement. Les  conséquences sont variables  suivant l’ancienneté de la souffrance du  nerf et des fibres nerveuses  comprimées.

Les  troubles les plus fréquemment décrit par les patients sont des engourdissements ou des fourmillements ( =  paresthesies)  des deux  derniers doigts  (  annulaire et auriculaire) .

Il  existe souvent une perte de  force ,  des  crampes ,  une  maladresse  (  du pouce en particulier), des  decharges electriques ou des brulures dans la main  .

Les douleurs  peuvent se localiser à la face interne du  coude et remonter jusqu’à  l’épaule ou dans l’aisselle.

Dans  les  cas plus extrémes, il peut  exister un perte de  la sensibilité des  doigts et/ou  une déformation de la main en  griffe cubitale. Les  muscles sont alors  atrophiés et les os apparaissent  particulierement saillants. C’est la main  de singe.

EXAMENS COMPLÉMENTAIRES

Un seul examen  confirme le  diagnostic :  l’éléctromyogramme ( ou  EMG ).

Il s’agit d’un  examen « électrique » qui  permet d’étudier le fonctionnement nerveux .

Il est indispensable.

Il permet de localiser précisément la souffrance nerveuse  ( cou, coude, poignet ) et évalue son  importance ( qui a  une valeur  pronostic ).

Il s’assure du bon fonctionnement des autres nerfs du membre supérieur.

Des  radiographies seront réalisées que pour rechercher un probleme osseux potentiellement responsable de la compression nerveuse .

L’échographie n’est  pas systématique mais  sa  place dans la prise  en charge des  pathologies  nerveuses périphériques croit. Elle apporte maintenant  beaucoup d’informations utiles :  diametre,  section du  nerf  , mobilité anormale,  compression par un kyste ou un muscle.

TRAITEMENT MÉDICAL

Il est utile lorsque les  symptômes sont intermittents.

Il comprend d’abord une modification des gestes  quotidiens potentiellement responsables de la souffrance nerveuse: éviter les positions prolongées coudes fléchis, éviter les appuis sur les coudes.

Il passe souvent par une adaptation du poste de travail.

La prise d’anti-inflammatoire et le port nocturne d’attelle  peuvent être efficaces.

Plus rarement des infiltrations peuvent être faites.

NEUROLYSE IN SITU

En pratique le  traitement médical est rarement suffisant.

Une intervention chirurgicale est alors nécessaire.

Il en existe 2 types.

La plus simple et la  plus courante est la neurolyse in  situ.

Nous réalisons une incision cutané de 3 cm environ à  la face interne du coude.

Cela nous permet d’ouvrir  la gaine dans laquelle le nerf  est bloqué ou comprimé.

Cette intervention se fait en  hospitalisation ambulatoire, sous anesthésie loco-régionale.

La mobilisation prudente de la main et du coude est autorisée immédiatement après l’opération.

TRANSPOSITION ANTÉRIEURE

Pour cette autre intervention, le principe  est le même, libérer le nerf.

Mais dans ce cas le nerf est « dérouté », il est  placé  en  avant du  coude.

Il est ainsi  « à l’abri ». Il est  moins vulnérable.

Cette technique nécessite cependant une  ouverture  plus  longue et une dissection du nerf plus importante.

RÉSULTATS

Ils sont généralement bons.

Selon les études médicales, les symptômes disparaissent totalement dans 55% des cas et sont nettement améliorés  dans 42%.

Il existe donc 3% d’échec ou il n’y a pas de récupération nerveuse.

L’ancienneté et l’intensité  de la souffrance nerveuse sont les deux principaux  éléments conditionnant la récupération et donc le  résultat.

La technique chirurgicale ne  semble pas  modifier le  résultat. Mais la récupération  apparait souvent plus longue lorsque le nerf est transposé. 

Le taux de récidive varie entre 2 et 5%.